Seringue du Dr Louis Jubé

La seringue à transfusion “du sang pur” du docteur Louis Jubé est placée dans une boite métallique. Sur le couvercle de cette boite est gravée la dénomination de l’instrument avec la mention “brevetée S.G.D.G France et étranger”.

La seringue a un corps en verre, elle est munie de deux tubulures latérales. Le piston métallique possède une rigole longitudinale. Il se termine par un anneau de préhension. Le corps de la seringue et le piston sont solidarisés par une calotte amovible métallique à vis.

Dans la boite sont placées des tubulures en caoutchouc, des embouts, des aiguilles contenues dans des ampoules en verre fermées par du coton cardé.

Un mode d’emploi accompagne l’instrument.

 

 

Les transfusions de sang sont faites de bras à bras ( Transfusion sanguine directe ). Cette méthode de transfusion fut mise au point en 1898. Elle consiste à relier par des canules et une tubulure une artère du donneur à une veine du receveur.

Le 16 Octobre 1914 eut lieu, à l’Hôpital de Biarritz, la première transfusion sanguine directe de la première guerre mondiale : Isidore Colas, un breton en convalescence à la suite d’une blessure à la jambe, sauve par le don de son sang le Caporal Henri Legrain, arrivé exsangue du Front. Leurs sangs devaient être compatibles puisque l’opération réussit. A la fin de 1914, 44 transfusions avaient été pratiquées en France selon ce procédé, avec des résultats intéressants.

En 1924,  Louis Jubé, né en 1899 à Saint Pol de Léon en Bretagne présente une pompe pour sang pur. Cette technique ne prenait pas compte de la découverte en 1914 du citrate de soude (anticoagulant) par Albert Hustin (1882-1967). Malgré ce défaut de principe, elle était très répandue dans les années 1920, ses tubes enduits d’huile de paraffine permettant la transfusion de 5 ml de sang toutes les 3 à 4 secondes ; on arrivait ainsi à faire passer 500 ml sans que la coagulation arrête le procédé.

Fabricant / Période

Début du XXe siècle
Dimensions

Boite : H : 3 cm ; L : 18 cm ; P : 9 cm

État
Médiocre (montage piston et corps de la seringue impossible, tubulures en caoutchouc détériorées)
Destination

Cette seringue était destinée à procéder à la transfusion de sang pur de bras à bras entre un donneur et un receveur.

Date d'acquisition
29/06/2017
Origine des dons
CHU de Rennes
Numéro d'inventaire
CPHR - 2017.64
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes