Tensiomètre à mercure

Le tensiomètre ou sphygmomanomètre à mercure est présenté dans un coffret en bois. Il est précisé de Type B.

Il est constitué d’une colonne de mercure verticale, fixée sur la face interne du couvercle, et dont la hauteur est graduée en mm de mercure.

La colonne est reliée par une tubulure à un brassard à tension qui peut être gonflé à l’aide d’une poire, munie d’une molette.

 

Au début du XVIIIe siècle, l’Anglais Stephen Hales réalise sur des animaux de nombreuses expériences relatives à la circulation sanguine. On lui doit les premières mesures directes de la tension artérielle. Hales insérait un tube de laiton, relié à un tube droit en verre, dans l’artère crurale d’un cheval et mesurait ensuite la hauteur atteinte par le sang dans le tube. Constatant les variations cycliques de cette hauteur, il en conclut qu’elles étaient dues aux variations de tension artérielles liées aux pulsations cardiaques.

Vers 1828, le Français Jean-Léonard-Marie Poiseuille fit de nombreux travaux sur la pression sanguine. Il améliora les expériences de Hales en remplaçant le tube droit par un tube en U partiellement rempli de mercure. C’est grâce à lui que la pression artérielle est exprimée en mm de mercure.

En 1896, le médecin italien Scipione Riva Rocci (1863-1937) invente le sphygmomanomètre, appareil permettant de mesurer la tension artérielle à l’aide d’un brassard. L’appareil sera plus tard amélioré par Nicolaï Krorkov (1875-1920) en y ajoutant un stéthoscope à placer sur l’artère brachiale.

En 2009, la Commission Européenne interdit la vente au public des appareils de mesure contenant du mercure, en raison de la toxicité de ce métal. Cependant, le sphygmomanomètre à mercure reste l’étalon de la mesure de la tension artérielle.

Fabricant / Période
G. Boulitte
1er quart du XXe siècle
Dimensions

L : 41 cm H : 8 cm P : 12 cm

État
Médiocre (perte de mercure)
Destination

Le sphygmomanomètre est un appareil qui permet de mesurer la pression artérielle.

Précision d'utilisation

La pression artérielle est le produit du débit cardiaque par la résistance rencontrée par le sang quand il s'écoule dans les vaisseaux.
En pratique, l'opérateur place le brassard sur le bras du sujet et un stéthoscope sur l'artère brachiale. Il gonfle le brassard jusqu'à une pression d'environ 200 mm Hg puis dégonfle progressivement le brassard à l'aide de la molette de la poire. Lorsqu'il entend les premiers bruits correspondant au passage du sang dans l'artère, il note la valeur de la pression sur la colonne de mercure: c'est la pression systolique. Il continue à dégonfler le brassard. Les bruits deviennent de plus en plus nets. Lorsqu'ils disparaissent, témoignant d'un passage facile du sang dans l'artère, il obtient la valeur de la pression diastolique.

Date d'acquisition
13/12/2011
Origine des dons
CHU de Rennes
Numéro d'inventaire
CPHR - 2012.51
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes