Irrigateur vaginal d’Eguisier

Cet appareil est constitué d’un réservoir cylindrique en étain d’environ 500 ml dans lequel se déplace un piston. Le réservoir porte à son sommet une clé de remontoir, destinée à le faire fonctionner. A la base de l’appareil est fixé un robinet sur lequel il est possible d’adapter un tube prolongé d’une canule.

Sur le corps de l’appareil une estampille en laiton porte les mentions : “Véritable irrigateur Système du Docteur Eguisier, RBT Paris Marque déposée” .
Une inscription apparaît sous le couvercle : “Instruction 1) Fermez le robinet – 2) Versez le liquide – 3) Tournez la clef à droite  –4) Ouvrez le robinet” .

Les irrigateurs pouvaient être livrés avec un tuyau de 80 cm, une canule en os et un embout en faïence blanche pour les injections vaginales.

Le docteur  Maurice Eguisier imagina l’appareil dit Irrigateur, “au moyen duquel les injections se font seules, ressortent du vagin sans mouiller la malade ni ses vêtements, durent sans interruption tout le temps nécessaire, et peuvent être retenues dans les parties affectées aussi longtemps que le désirerait la malade ou le médecin.”

Cet appareil, breveté tant en France qu’à l’étranger est exploité à Paris par François Libault-Despruneaux, fabricant d’instruments de chirurgie en gomme, 14 rue des Lombards.

Les appareils les plus sophistiqués comportaient une boîte à musique sur leur base pouvant jouer “Boccace Valse” ou “Le Petit Duc” dès que le robinet était ouvert.

 

 

Matériaux - Techniques
Etain et application de laiton (estampille)
Fabricant / Période
R.B.T Paris
Il est breveté pour la première fois en 1842. Il sera proposé à la vente jusque dans les années 1920.
Dimensions

H : 21,5 cm ; D : 8,4 cm

État
Moyen, une branche de la clé du remontoir est cassée
Destination

Cet irrigateur a été conçu pour le traitement des maladies de la matrice, il a remplacé les seringues, clysopompes, etc ; il permettait d'administrer des lavements, faire des irrigations dans la vessie et était d’un emploi efficace dans tous les cas où il devenait nécessaire d’opérer des irrigations sur une partie quelconque du corps, soit qu’il s’agisse, par exemple, de fièvres cérébrales, de plaies, d’inflammations externes etc.

Il était recommandé dans les familles nombreuses pour des irrigations de produits spermicides (contraception).

Précision d'utilisation

"Il faut se garder d'employer des irrigateurs en plomb et en alliages de mauvaise qualité, pouvant introduire des coliques et des accidents encore plus graves, mais les irrigateurs en étain fin, en cuivre bien nickelé, en nickel et en porcelaine peuvent être utilisées avec avantage, en prenant soin cependant de bien les nettoyer avec avantage chaque fois qu'on en fait usage"
Remarque de MM. Lérisse, Prost et Chambrin dans « Irrigateur Eguisier », Rev. Hist. Pharm., n°249, 3e trim.1981, page 14

Date d'acquisition
19/01/2012
Origine des dons
Guy Gaboriau
Numéro d'inventaire
CPHR - 2012.10
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes