SujetCe livre retrace une histoire passionnante de l’anatomie.
Dans les trois premiers chapitres de ce livre, l’auteur rappelle que durant des siècles, l’étude du corps humain est restée paralysée par des croyances, des interdits et notamment celui de toucher au corps humain. Au temps de Léonard de Vinci, à la Renaissance, tout change, les dissections sont autorisées. Représenter le corps nu n’est plus un tabou. Les artistes, peintres, sculpteurs, s’emparent du corps humain. Tous les croquis anatomiques, représentés dans ce livre, ceux de ses contemporains et ceux de Léonard de Vinci, ne sont pas le fruit du hasard. Il a d’abord disséqué méthodiquement des animaux avant de les croquer. Sa première dissection humaine a lieu en 1487, sous l’égide de la corporation des médecins de l’hôpital de Milan. Les nombreuses dissections pratiquées lui ont permis d’étudier toutes les parties du corps, structure et fonctionnement, qu’il représente sous des angles différents. L’auteur rappelle la formation pluridisciplinaire reçue par Léonard et les influences qu’il a eu, celle de Galien pour ses travaux anatomiques et surtout celle de Michel Ange. Le quatrième chapitre du livre, intitulée : « L’oeuvre anatomique », est le plus densément illustré. L’auteur y a regroupé, les planches anatomiques que Léonard de Vinci a réalisé surtout à partir de 1506 jusqu’à sa mort en 1519. Elles représentent toutes les parties du corps humain, extérieurement et intérieurement, y compris le foetus dans l’utérus. Les dessins sont annotés avec la célèbre écriture en miroir de Léonard. Pour souligner leur qualité graphique exceptionnelle, voire pour certaines planches, leur précision scientifique, l’auteur les confronte à l’imagerie médicale la plus récente.
DescriptionOuvrage relié.Couverture cartonnée, couleur vieux rose, illustrée d’un croquis anatomique de Léonard de Vinci. Au dos, apparaissent les fils de reliure des différents cahiers et le titre en écriture majuscule noire. Le propos du livre se retrouve sur la quatrième de couverture. Le texte est richement illustré d’enluminures, de gravures anciennes, scènes de dissections, tableaux de peintres anatomistes, de photographies et des planches anatomiques de Léonard de Vinci. Livre de 286 pages : annexe p 270, index p 281 à 282, bibliographie p 283 à 284, note sur l’auteur p 285, crédits photos p 286.
HistoriqueDominique Le Nen (1956 – ) est un chirurgien et un Professeur des universités français. Il a exercé au CHU de Brest dans le service de chirurgie orthopédique et surtout en chirurgie de la main. Docteur en épistémologie et histoire des sciences et techniques, il a écrit de nombreux ouvrages regroupant science et art, notamment trois sur Léonard de Vinci.
Léonard de Vinci (1452-1519) est un peintre polymathe toscan de la Renaissance italienne. Il a été à la fois un grand artiste et un scientifique : peintre, sculpteur, architecte, ingénieur, anatomiste. Il se déclare ingénieur plus que peintre. Il a eu le projet de rédiger un traité général d’anatomie, dans lequel il étudierait les proportions du corps humain. Un traité qu’il ne terminera pas mais dont il reste : « l’Homme de Vitruve » et ces nombreuses planches anatomiques. A la fin de sa vie, il aura procédé à plus de trente dissections. Peu de ses contemporains auront connaissance de son travail colossal d’artiste, d’anatomiste ou d’ingénieur. En 1516, Léonard de Vinci est accueilli par François Ier au Clos-Lucé près d’Amboise. Il est arrivé avec La Joconde, La Sainte Anne, le Saint Jean Baptiste et ses nombreux croquis et dessins. Après sa mort en 1519, c’est son disciple Francesco Melzi qui a eu la tâche de rassembler et d’ordonner ses innombrables dessins : machines diverses et variées, croquis anatomiques, notes et manuscrits. Vers 1580, le sculpteur Pompéo Léoni (1531-1608) rassemble dans un livre tous les dessins anatomiques de Léonard de Vinci. Ce livre sera racheté en 1690 par la Royal Library du château de Windsor.