Ventouse à pompe aspirante

Cet objet est composé d’une sorte de verre renversé sur lequel est monté une articulation munie d’un robinet et, raccordé à une seringue métallique destinée à réaliser l’aspiration.

 

Les ventouses étaient déjà utilisées par Hippocrate, aux alentours de 400 ans avant J-C. Ce médecin expliquait que les douleurs, comme le mal de dos ou la migraine étaient la conséquence d’un trop plein de bile ou de sang. Elles devaient donc être traités soit par des saignées soit par l’application de ventouses. Le dogme d’Hippocrate va ensuite perdurer pendant des siècles…

Le dictionnaire de l’Académie française dans sa première édition (1694) décrit la ventouse médicale comme un « vaisseau de verre qu’on applique sur la peau avec des bougies ou de la filasse allumée pour attirer le mauvais sang ». Il précise qu’on appelle « ventouses sèches, les ventouses qu’on applique sans faire de scarification ». L’édition de 1762 définit la ventouse comme un « instrument de chirurgie » et précise qu’elle peut être métallique (de cuivre, d’argent…) et que son objet est d’ « attirer avec violence les humeurs du dedans au-dehors ». L’édition de 1798 précise encore qu’elle a pour objet de « soulever la peau et de produire une irritation locale ».

Enfin, l’édition de 1832 ajoute qu’on y « fait le vide par le moyen du feu, ou d’une pompe aspirante, afin de soulever la peau et de produire une irritation locale »

Ce moyen médical a continué à être utilisé en Europe et aux États-Unis jusqu’à la moitié du XXe siècle en médecine traditionnelle. Désormais, il n’est plus enseigné par la médecine contemporaine dite “moderne”. En revanche, les ventouses sont utilisées dans la médecine chinoise traditionnelle.

 

 

Matériaux - Techniques
Verre et métal
Fabricant / Période

Fin du XIXe siècle et début du XXe siècle
Dimensions

D : 6 cm ; L : 29 cm

État
Bon
Destination

L'indication dans les pathologies respiratoires était la plus connue.

Précision d'utilisation

Le mode d'emploi de la ventouse aspirante, consistait à appliquer la ventouse à l'endroit choisi, ensuite à coiffer le montage métallique supérieure de la ventouse par la pompe aspirante. Il était nécessaire de bien maintenir l'ensemble d'une main, et par l'autre, d'aspirer jusqu'au degré de vide voulu. Pour désarmer la ventouse, il fallait ouvrir le robinet qui se trouve au centre de l'appareillage.

Date d'acquisition
23/01/2014
Origine des dons
Jacques Bourel
Numéro d'inventaire
CPHR - 2014.78
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes