Appareil-trousse à courant continu de Charles Chardin

L’appareil se présente dans un boitier marron renfermant une batterie de piles sèches combinées à une série de fiches. Sur le couvercle de même couleur est noté en lettres dorées: « Ch. Chardin Paris ».

Cet appareil est accompagné d’un livret : Dictionnaire de toutes les maladies humaines et leur traitement unique – Thérapeutique électrique/ Principes de Chardin/ Méthode ECV

 

Charles Chardin (1850-1930), électricien de formation, a préconisé l’utilisation de courants de faible intensité pour traiter toutes sortes de maladies  (gangrène, affections cardiologiques, impuissance, excès d’albumine, scoliose, goître, mal de mer , fièvres de tous genres). Chardin avait développé une théorie selon laquelle les maladies étaient liées à un déséquilibre de la circulation sanguine (théorie ECV: électro-cinésique-vasculaire). Sa théorie, ses résultats sans preuves, la large utilisation de la publicité, son agressivité vis-à-vis de ses détracteurs, expliquent qu’il a été très critiqué par ses contemporains.

« Quel que soit mon amour de la vérité, il m’est particulièrement pénible d’aller la chercher auprès de bluffeurs et de charlatans. Les diverses circulaires que vous m’avez envoyées, depuis plus de dix ans, ne sauraient laisser de doute à cet égard. Les citations élogieuses que vous transcrivez sur vos catalogues et portraitures vous rendent tout bonnement grotesque (…). Je suppose fort qu’il vous serait facile, d’ailleurs, de faire la contrepartie par des lettres moins flatteuses. Je ne suis pas surpris que votre façon d’agir ne vous ait, à côté de quelques sympathies, concilié aussi beaucoup d’animosité ».

Matériaux - Techniques
Métal et bois
Fabricant / Période
Charles Chardin
Début du XXe siècle
Dimensions

H : 12 cm ; L : 15 cm ; P : 3,5 cm

État
Moyen - Les cables  électriques sont absents.
Destination

Chardin considérait que toutes les maladies étaient dues à un déséquilibre de la circulation sanguine et que l'application de courants de faible intensité entre le front et les pieds pouvaient les guérir.
Il appliquait un courant de l'ordre du milli-ampère, par apposition de plaques en feutre humidifiées sur le front et sur un pied, des intensités croissantes entre une borne notée + et des bornes permettant d'obtenir des intensités croissantes entre G (la plus faible, pour les femmes) et les bornes notées H (homme),1,2,3,4,5,6 (la plus forte. Une application nocturne était plus efficace.
Il faut noter que ces courants sont indolores.

Date d'acquisition
10/03/2026
Origine des dons
Mme Annick Hamon
Numéro d'inventaire
CPHR - 2020-19
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes