Abrégé de médecine légale

Sujet

Ce livre s’adresse aux médecins, aux juristes, aux étudiants en médecine et en droit, à toutes les personnes s’occupant de criminologie. Il regroupe les textes des conférences de médecine légale criminelle faites à l’institut de criminologie de la Faculté de Droit de Paris, et par les deux premiers auteurs. Ils rappellent les règles de la profession, les actes que doivent faire les médecins légistes en tant que médecin et expert auprès des tribunaux. Soient les différents gestes et examens à pratiquer pendant l’autopsie et pour déterminer par exemple les causes de la mort, les signes d’agression, l’identification du criminel. Ensuite, comment faire un rapport pour éclairer les juges, avocats, les tribunaux.

Description

Ouvrage broché. Couverture cartonnée beige décorée d’un logo représentant les emblèmes de la justice et de la médecine. 291 pages illustrées de figures en noir et blanc, livre anoté, encre bleue.

Historique

René Piédelièvre (1891-1975) médecin Agrégé de médecine légale, titulaire de la Chaire de toxicologie clinique,et Professeur de médecine légale. Il jeta les bases de l’éthique moderne de l’exercice médical . Expert auprès des tribunaux, il paricipera, en 1952, comme médecin légiste, au premier procès de Marie Besnard (” La Bonne Dame de Loudun”) accusée d’avoir empoisonné à l’arsenic son mari. Il créera le ” carnet des stupéfiants” regroupant tous ceux connus à l’époque. En 1952, il devient Président de l’Ordre des médecins.
Léon Dérobert (1910-1980), médecin légiste, titulaire de la Chaire de Médecine légale et sociale et de Déontologie à la Faculté de médecine de Paris, a été aussi le directeur de l’institut médico-légal de Paris (la morgue). Il était appelé très souvent à donner son avis d’expert ( mondialement reconnu) dans de grands procès. On lui demandera son avis pour “l’Affaire Boulin” en 1988, (ministre de la 5e République, mort en 1979).
Guy Hausser (1919-1942) a collaboré au début de la rédaction de ce livre avant d’avoir un destin tragique. Arrêté en 1942, en tant que Juif, par la police française, dans son laboratoire à la Faculté de médecine de Paris, il meurt vraisemblablement gazé à Auschwitz. Avant la 2e Guerre Mondiale, médecin légiste, (thèse soutenue en 1936), il a joué un grand rôle dans la prévention des maladies professionnelles. il sera médecin du travail à l’Institut d’Hygiène industrielle et de médecine du travail (IHI) à Paris.

Auteur
R.Piédelièvre, L.Dérobert et G.Hausser (in mémoriam)
Éditeur
J.B.Baillière et fils (Paris)
Date de publication
1947
Dimensions
L : 17,5 cm l : 11,5 cm
État
Moyen , couverture défraichie et tachée , feuilles jaunies à l'intérieur.
Date d'acquisition
23/01/2014
Ancienne appartenance
M Jacques Bourel
Statut juridique
Don CPHR
Numéro d'inventaire
CPHR - 2014.14
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes