Microscope d’examen extemporané

Le microscope binoculaire en métal noir comporte une tourelle portant cinq objectifs interchangeables de pouvoir grossissant différents,  reliée par une potence au statif  circulaire.

Deux vis macrométriques latérales permettent à la platine porte lame d’être mobile (gauche-droite et avant-arrière) afin de balayer l’échantillon et de sélectionner la partie à observer. La lame porte échantillon est maintenue en place grâce à un valet en métal inoxydable.

Pour faire la mise au point, deux boutons macroscopiques font monter la potence supportant le tube binoculaire, deux autres boutons microscopiques assurent le défilement fin.

Sous la platine, un condensateur est mobilisable verticalement grâce à une vis de réglage latérale.

Une petite vis latérale à gauche sert à positionner une lentille.

Le branchement électrique est situé à l’arrière du statif, il alimente une lampe spéciale avec collerette 6v 15w qui est fixée sur la douille.

Ce microscope est rangé dans dans un coffret de bois avec serrure, il est accompagné d’un transformateur-régulateur d’intensité.

 

L’invention du microscope remonte au XVIIe siècle. Zacharias Janssen (1588-1631) aurait créé en 1590 le premier microscope (grossissement x 9) composé de deux lentilles convexes. Galilée (1564-1642) construit en 1609 un « occhiolino » composé d’une lentille convexe et d’une lentille concave. Le nom de « microscope » apparaît en 1645. Robert Hooke (1635-1703) met au point un appareil contenant de multiples lentilles. Le grossissement obtenu est de 30  et permet de décrire une cellule biologique. Antoni Van Leeuwenhoek (1632-1723), considéré comme le père du microscope, développe une technique pour fabriquer des lentilles d’une qualité et d’une puissance inconnues. Le pouvoir de grossissement du microscope atteint 270. Dès 1674, il découvre les protozoaires, les spermatozoïdes et affirme l’existence des bactéries. Charles Huygens (1629-1695) améliore l’oculaire en corrigeant les aberrations chromatiques. En 1839, Théodor Swann (1810-1882) propose la théorie cellulaire. Il faut attendre le XIXe siècle pour que les microscopes soient perfectionnés et permettent de multiples découvertes.

En 1893, Auguste Kohler (1866-1948) invente un éclairage révolutionnaire du microscope qui permet au champ visuel d’être éclairé de façon uniforme sans éblouir l’observateur.

En 1846, Carl Zeiss crée un atelier d’optique et de mécanique de précision dans la ville d’Iéna en Allemagne. Il se lance notamment dans la fabrication de microscopes. Après la seconde guerre mondiale, une partie du personnel scientifique de la société est transférée dans la zone d’occupation américaine. À l’image du pays, la société Zeiss sera coupée en deux : Carl Zeiss en Allemagne de l’Ouest, VEB Carl Zeiss Jena (entreprise d’État) en Allemagne de l’Est. Les deux entreprises seront réunifiées en 1991.

Carl Zeiss est le leader mondial du domaine de l’optique de haute technologie.

Matériaux - Techniques
Acier, verre.
Fabricant / Période
Carl Zeiss
ca 1950
Dimensions

H : 37cm ; L : 19 cm ; P : 24 cm

État
Excellent
Destination

Cet appareil permet l'examen extemporané d'un échantillon, c'est une procédure en anatomopathologie utilisée pour effectuer une analyse microscopique rapide d'un échantillon. Son utilisation principale relève le plus souvent de la chirurgie oncologique. Le compte rendu du pathologiste se limite le plus souvent à un diagnostic "bénin" ou "malin", et il le communique au chirurgien par téléphone pendant l'opération.

Précision d'utilisation

Le prélèvement chirurgical est examiné macroscopiquement, puis un prélèvement d'intérêt est congelé et coupé en de fines lamelles avec un appareil appelé un microtome à congélation et coloré pour finalement donner des lames histologiques analysables au microscope.

Date d'acquisition
10/02/2026
Origine des dons
François Legall
Numéro d'inventaire
CPHR - 2021.34
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes