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Bouteille à bille

La bouteille verte en verre très épais comporte au niveau du col un étranglement qui retient une bille de verre. Deux alvéoles se situent à 1 cm en dessus. Un anneau de caoutchouc est inséré à l’intérieur du goulot.

Sur une face du flacon on peut lire : Grande Pharmacie de France Dinan et sur l’autre Importé d’Angleterre par Durafort et fils Paris.

Le premier essai de bouchage interne d’une bouteille a été proposé par John Mattews aux Etats -Unis en 1864.

En 1872 l’Anglais Hiram Codd dépose un brevet.

En France dans les années 1880 à 1922 les brasseurs vendaient la bière, la limonade et les sodas dans des bouteilles à bille fabriquées en Angleterre. La raison de l’arrêt de l’utilisation de cette bouteille est qu’elle n’était pas facilement lavable. Elle fut interdite en France en 1922 car ce type de bouteille en verre très épais était utilisé par les anarchistes pour la fabrication de bombes artisanales (Jules Bonnot et sa bande).

Matériaux - Techniques
Verre, caoutchouc
Fabricant / Période
Importé d'Angleterre par Durafort et Fils 162 et 164 Bd Voltaire Paris
1880 à 1922
Dimensions

D : 6,5 cm ; H : 22 cm

État
Excellent
Destination

Dans les années 1900-1920 les pharmaciens délivraient des boissons gazeuses qu'ils fabriquaient, en particulier les limonades purgatives citro-magnésiennes (l'effet gazeux est donné par l'ajout de bicarbonate de soude). Pour conserver ces boissons, ils utilisaient des bouteilles à bille.

Précision d'utilisation

La bille est introduite dès la fabrication de la bouteille. Elle est maintenue contre le joint en caoutchouc par la pression du gaz dissout dans la boisson gazeuse (du dioxyde de carbone : CO2). Pour verser il faut orienter la bouteille afin que la bille soit retenue par le brossage moulé dans le col.

Date d'acquisition
25/01/2017
Origine des dons
Jacques Bourel
Numéro d'inventaire
CPHR - 2017.4
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes