Masque à gaz de la Défense Passive Française

Le masque est composé :

  • d’un masque proprement dit, en tissu huileux, sur lequel sont fixées six sangles élastiques (dont une marquée « TO »),
  • le masque présente deux oculaires avec plastique transparent, cerclés de métal,
  • sur sa base en métal on peut visser une cartouche en métal.

 

La guerre chimique a réellement fait son apparition vers 1920, dans les suites de la 1ère Guerre Mondiale. Malgré les réticences internationales, les militaires ont souhaité le développement de masques de protection à destination militaire puis civile.

Dès 1920, le masque ARS a été développé pour protéger des attaques à l’ypérite. La fragilité du caoutchouc à ce gaz ont conduit à des modifications de fabrication, avec notamment protection du caoutchouc par du tissu huileux (C35F, T36). La protection contre les arsines, dérivés de l’arsenic, a conduit à adjoindre des papiers filtrants. La protection contre les émanations de monoxyde de carbone  a fait appel à l’hoptalite.

Le modèle présenté a été produit en 1938. Il est de type Schneider-Poelman (C38). Il était destiné à protéger principalement les armées, mais également si nécessaire,  la population civile. en cas d’attaques chimiques aériennes.

 

 

Matériaux - Techniques
Métal, tissu huileux, mica, caoutchouc.
Fabricant / Période
Ducel
1938
Dimensions

H : 40 cm ; L : 14 cm ; P : 10 cm

État
Mauvais, manque le contenant.
Destination

Le masque, initialement destiné aux militaires, était distribué à la population à l'approche du conflit, quand il y avait des craintes d'attaque aux gaz toxiques.

Précision d'utilisation

La cartouche inférieure, filtrante, contenait du charbon actif destiné à neutraliser les produits chimiques.

Les oculaires en mica amélioraient la vision des militaires devant viser une cible.

Date d'acquisition
06/10/2026
Origine des dons
Lafaye Jean-Marc
Numéro d'inventaire
CPHR - 2020.67
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes