Echographe obstétrical

C’est un appareil électrique à brancher directement sur le secteur, constitué de :

– un corps de forme parallélépipédique  que l’on pose sur un support-plan à l’aide d’une large poignée. Sa face antérieure comporte un écran rectangulaire de visualisation des images, plusieurs rangées de touches et de manettes de réglages. Sur l’une des faces latérales, siègent le support de la sonde d’exploration et le branchement de son câble. La face postérieure présente deux ergots qui permettent d’enrouler le fil d’alimentation électrique. Le bouton marche-arrêt se situe sur la face supérieure.

– un boitier, de forme aplatie, appelé couramment « sonde », relié par un câble au corps principal. Il comporte sur une des tranches une rangée brillante de détecteurs, fragiles, et sur ses faces latérales un revêtement rugueux facilite la préhension.

Les méthodes d’exploration par les ultra-sons, obtenus essentiellement grâce à l’effet piézo-électrique, ont bénéficié depuis le XIXè siècle des travaux de chercheurs dans des domaines variés : physiciens, mathématiciens, ingénieurs militaires, biologistes, médecins, électroniciens et informaticiens.
En France, signalons les travaux de Pierre Curie et Paul Langevin, son élève vers 1880.
Le physicien Jean-Daniel Colladon en 1828, parvient à déterminer la vitesse de propagation du son dans l’eau. Le temps entre l’émission de l’impulsion sonore et sa réception en retour permet de connaitre la distance entre l’émetteur et l’objet.
Les premières expérimentations dans le domaine médical datent de la fin des années 1930, lorsque Karl Dussik, neurologue et son frère Friedrich Dussik, physicien, essayent d’utiliser les ultrasons pour diagnostiquer des tumeurs cérébrales, mais sans succès. Puis des avancées majeures ont lieu dans les années 1950. Le britannique John Wild s’intéresse à la détection des tumeurs et des calculs et publie la première image échographique en deux dimensions en 1952. Pendant ce temps, à l’Université de Glasgow en Ecosse, l’obstétricien Ian Donald modifie un échographe industriel conçu pour détecter les défauts dans les coques de bateaux. En 1958, il publie un article fondateur dans le domaine de l’échographie médicale en gynécologie, contenant les premières images d’un fœtus en deux dimensions.

Matériaux - Techniques
Métal, plastique et circuits électriques
Fabricant / Période
ALOKA ( Japon )
ca 1990
Dimensions

Boitier : H : 20 cm ; L : 24 cm ; P : 35 cm

État
Moyen - rangée de détecteur détériorée.
Destination

Cet échographe permet l'exploration des tissus mous à travers la peau, l'obtention d'une imagerie anatomique et l'étude de la circulation sanguine, de façon non traumatique et sans rayonnement ionisant.

Précision d'utilisation

Cet appareil délivrant une image instantanée et dynamique, est particulièrement dédié au suivi de grossesse.
On les utilise d'abord en obstétrique puis en pathologie générale.

Date d'acquisition
26/08/2023
Origine des dons
CH de Montceau-les-Mines (via le CH de Bourg en Bresse)
Numéro d'inventaire
CPHR - 2022.30
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes