Dictionnaire de toutes les maladies humaines et leur traitement unique

Sujet

Ce livre nommé Dictionnaire accompagne l’appareil-trousse à courant continu, modèle B-121, de Charles Chardin. Après un rappel des autres méthodes d’électrothérapie, qu’il critique, il y développe sa théorie E.C.V (électro-cinétique-vasculaire) selon laquelle les maladies sont liées à un déséquilibre de la circulation sanguine. Il préconise l’utilisation de courants de faible intensité sur la circulation du sang, qui permet de traiter toutes sortes de maladies : affections cardiologiques, impuissance, scoliose, fièvres en tout genre, cancers. « L’E.C.V. est même un secours correctif aux passions, aux vices, aux manies, à la folie ». Ce livre est à la fois un dictionnaire et le mode d’emploi de l’appareil. On y trouve, par ordre alphabétique, une liste de quatre mille huit cent trente deux noms de maladies ou d’organes. Ces noms sont suivis de chiffres qui renvoient à des paragraphes explicatifs et des figures pour savoir comment, quand utiliser l’appareil et la durée du traitement. Le front et le pied sont privilégiés pour placer les électrodes. Les noms sont aussi suivis du sigle E.C.V, pour marquer qu’il est préférable d’utiliser cette méthode. Ils sont précédés, dans la marge, par des S de différentes tailles qualifiant le succès ( grand S=succès éclatant, petit s=succès douteux). Suivent les différents accessoires et appareils à ajouter pour les soins.

Description

Ouvrage relié à la couverture toilée vert foncé. Sur la première de couverture les titres et le nom de l’auteur, l’éditeur sont en lettres noires. Ces renseignements se trouvent aussi au dos du livre. Sur la quatrième de couverture apparait la reproduction d’un homme sur lequel est inscrit un axiome de Chardin exprimé en 1904. 300 pages illustrées de 89 figures. Table des matières p 299 à 300.

Historique

Charles Chardin (1850-1930), électricien français a mis au point plusieurs modèles d’appareils d’électrothérapie qui suivent le progrès des piles. Ce modèle, le B-121 sera présenté par Chardin comme  » le cabinet type le plus complet du médecin électricien », il remplace tous les médicaments. Chardin revendique plus de deux mille malades traités en 1919. Cet appareil sera notamment utilisé pour soigner des soldats au cours de la Première Guerre mondiale pour traiter la paralysie des membres, leurs tremblements, leur psychonévrose, leur sciatique.
L’engouement pour l’électrothérapie est né au milieu du XIXe siècle. Depuis 1900, différents procédés électriques plus ou moins agressifs se développent en Europe.
Contrairement à d’autres méthodes d’électrothérapie, basées par exemple sur l’application de chocs électriques ou de forts courants, celle de Chardin n’utilise que des courants très faibles. Pour appuyer sa thèse, il se réclame de Galvani et de ses célèbres expériences réalisées sur les muscles de grenouille à la fin du XVIIIe siècle. Il a dénoncé la barbarie du docteur Clovis Vincent neurochirurgien pour avoir utilisé des charges électriques à haute fréquence, sic: « c’est un fou furieux, un rôtisseur ».

Auteur
Charles Chardin
Éditeur
Charles Chardin
Date de publication
1923
Dimensions
L : 19 cm ; l : 14 cm
État
Moyen , pages jaunies
Date d'acquisition
10/03/2026
Ancienne appartenance
Annick Hamon
Statut juridique
Don CPHR
Numéro d'inventaire
CPHR-2020.44
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes