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L’Ordonnancier

C’est un livre relié, de 300 feuilles sur lesquelles sont imprimées 8 colonnes qui permettent d’indiquer : les dates, nom du pharmacien ou du préparateur, des numéros d’ordre, la forme des préparations, la composition des médicaments (substances employées et leur quantité), le nom du malade, le prix du médicament. Les numéros d’ordre sont rappelés sur une tranche du livre (N°528563 au 534290).

Dans un préambule, figurent le tableau officiel des substances vénéneuses, A pour les moins nocives, B pour les plus dangereuses et le rappel des décrets de loi du 14/09/ 1916 et 20/03/1930, puis les codes couleur à apposer sur les flacons de produits selon leur catégorie.

Une page, datée du 12 janvier 1935, porte le nom du pharmacien M Brard à Dinan (Côtes du Nord) et celui du commissaire de police M Peyrut Guy qui a paraphé ce registre et s’est assuré de la traçabilité des produits utilisés pour la fabrication des médicaments.

A partir du XVIe siècle la délivrance des drogues et des toxiques par les apothicaires devait être comptabilisée sur un registre spécial, ancêtre de l’ordonnancier. Après l’affaire des poisons qui touche les milieux parisiens et de la cour (la marquise De Brinvilliers empoisonneuse de son père et de ses frères), Louis XIV ordonne en 1682, aux épiciers et apothicaires de tenir en lieu sûr et secret les minéraux toxiques très employés,  comme l’arsenic, le réalgar et de noter le nom de ceux à qui ils les avaient vendus. En 1777, la vente des drogues jugées dangereuses n’est  autorisée qu’après la permission spéciale du Lieutenant de Police représentant du Roi. C’est en 1777 que les liens entre épiciers et apothicaires sont rompus, création du Collège de pharmacie, les pharmaciens seront les seuls à fabriquer, vendre les médicaments. Sous l’Empire, l’enseignement de la pharmacie passe sous contrôle de l’Etat pour lutter contre la charlatanisme. En 1803, le premier  Codex est édité (recueil légal et officiel des médicaments et produits autorisés, formules auxquelles les pharmaciens doivent se conformer). A partir de 1884, on ajoutera au Codex des annexes tenant compte des progrès des connaissances.

Matériaux - Techniques
Couverture cartonnée recouverte de tissu noir, feuillets de papier épais
Fabricant / Période
La Coopération pharmaceutique de Melun
02/1935 - 04/1936
Dimensions

H : 5 cm ; L : 32,5 cm ; l : 27 cm

État
Mauvais, couverture déchirée et délavée, feuillets tachés.
Destination

Registre destiné à être renseigné par un pharmacien d'officine lors de la fabrication de médicaments à partir des ordonnances venant des médecins.

Précision d'utilisation

Chaque préparation de médicaments faite par le pharmacien en provenance du médecin, du vétérinaire, du dentiste, contenant des substances vénéneuses inscrites aux tableaux A (les toxiques type Aconit, Belladone) et B ( les drogues type Cocaïne, Morphine) du Codex, doit être inscrite avec un N° d'ordre dans un registre vérifiable par les autorités administratives. Elle doit obéir à une réglementation juridique dans sa réalisation et son étiquetage.
D'autre part ces substances vénéneuses doivent être mises dans une armoire fermée à clé et les récipients étiquetés de façon précise déterminée par la loi : étiquette rouge, caractères noirs, bande rouge faisant le tour avec mention, poison.

Date d'acquisition
23/01/2014
Origine des dons
Jacques Bourel
Numéro d'inventaire
CPHR - 2014.81
Copyright
© Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes