Vase à Thériaque

Vase sur pied, à deux anses qui représentent des serpents bleus, et un couvercle dont la poignée représente aussi un serpent bleu. Le vase porte l’inscription “Theriaca reformata” entourée d’une décoration florale bleue.

A Rennes …
C’est parce qu’il cherchait à la fin des années cinquante, un nouveau local de stockage des balles de coton, que Louis Trébaul, jeune pharmacien de l’Hôtel-Dieu, accompagné de Marcel, l’aide de service, s’en alla fouiner dans les caves de la Chapelle de Pontchaillou. A la lueur des lampes de poche, ils découvrirent à côté du charbon des caisses remplies de pots de pharmacie, probablement mis à l’abri pendant la guerre de 1939-1945. Certains, dont le vase à thériaque, sont du XVIIIe siècle et proviennent de l’ancien Hôpital Saint Yves (1358-1858) et de l’Hôpital Général (1679-1873), qui était situé rue de l’Arsenal.
Ce vase probablement en faïence de Rennes pourrait provenir de la manufacture du Pavé Saint Laurent fondée en 1748 par Jean Forasassi dit Barbarino ou de la manufacture de la rue Hue qui fonctionna de 1749 à 1790.

La thériaque est un contre poison rapporté à Rome par Pompée, puis complété par Andromaque, médecin de Néron. La formule de la thériaque, comprenant 56 constituants, persista jusqu’au Codex de 1884. Cet électuaire (médicament administré par voie orale) fut supprimé dans l’édition de la Pharmacopée Française de 1908.

Matériaux - Techniques
Faïence
Fabricant / Période
Non signé
XVIIIe siècle
Dimensions

H : 68 cm ; L : 40 cm

État
Bon
Destination

Ce vase était destiné à contenir un contre-poison applicable aux morsures de bêtes sauvages particulièrement les serpents et les animaux vénéneux.

Précision d'utilisation

Ses effets thérapeutiques étaient une action antispasmodique due à l'opium (4 grammes de la thériaque représentaient 50 mg d'opium) et une action antiseptique intestinale due aux substances végétales (cannelle, girofle, lavande, origan…).

Date d'acquisition
24/06/2013
Origine des dons
CHU de Rennes - André Fritz
Numéro d'inventaire
CPHR - 2013-177